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No Man’s Land – Milène Duhameau / Cie Daruma

  • . Spectacle vivant
  • 23 Nov 2018
  • Cie Daruma

No Man’s Land

La pièce :

Ce nouvel opus, qui fait écho au trio féminin d’Ici et là, est cette fois interprété par un trio masculin. Il constitue une tentative de trouver un endroit de rencontre dans un territoire vierge, un terrain de jeu, une place – sa place – et de se définir intimement et collectivement. Trois hommes, dont deux danseurs, oscillent entre sensualité, fragilité, douceur, colère ou force brute. Leurs soliloques dansés composent une multitude d’images. L’espace scénique et l’espace public deviennent des zones extérieures à explorer et le corps un espace intérieur et intime à se réapproprier. No man’s land délimite des frontières comme limites spatiales et imagine des surfaces mobiles entre soi et les autres, pour se dévoiler, exister pleinement et inventer un lieu fait de nuances, de complexité, de richesses.

 

La scénographie :

Un no man’s land est une zone inoccupée entre deux frontières ou en temps de guerre, entre deux lignes de front. Franchir le no man’s land est considéré comme une agression. c’est une zone neutre, entre deux groupes opposés.
Nous voulions travailler sur une matière brute, dans laquelle l’homme laisse un impact a chacune de ses actions, la terre c’est vite imposé à nous comme un élément essentiel. La mise en espace commence par les frontières d’un carré, ses 4 côtés, qui disparaissent au fur pour devenir les limites de chaque interprète. A la fin, dans cet espace éclaté, c’est un cercle qui impose son unité.
L’idée de frontière nous a mené aussi à travailler sur le 4ème mur, sur le rapport scène/salle, cette frontière imaginaire qui sera petit a petit franchis par les danseurs.
Ces frontières invisibles nous ont amené a nous questionner sur les distances sociales. Pour ce travail, Je me suis basé sur “la dimension cachée”  de E.T.Hall, ces études sur la proxémie nous éclairent sur les distances sociales et comment elles influent sur notre rapport au monde.
Dans ce dispositif, la terre permet de faire apparaitre chaque mouvement. Chaque geste créé son impacte, sa limite et son souvenir. La frontière comme limite de soi et du rapport à l’autre, nous a amené aussi à nous questionner sur l’intime et surtout l’homme, dans représentation masculine.
Ce carré, ce terrain de jeu avec ses 3 chaises et ses poteaux, nous évoquent les espaces surinvestit par la masculinité, terrain de sport, de lutte, de combat, terrasse de café, cours de récréations …
La masculinité se définit par opposition, par ses limites et pas par son contenu : je ne suis pas femme, je ne suis pas efféminé, je ne suis pas androgyne, je ne suis pas non défini, je suis un vrai mec.
Mais alors qu’est ce que le masculin ? il est un No Man’s Land, qui enferme et ne se définit que par ses frontières.
Sur cette création, la terre est remplacée par du liège expansé, plus léger et plus facile a manipuler. Je l’agrémente de différentes matières et effets pour lui donner une certaine étrangeté. Dans mon travail, mon but n’est jamais de créer a l’identique une matière, mais quelque chose qui donne “l’idée de”. Le faux au théâtre m’attire toujours, il est plus intéressant de donner au public la possibilité de s’imaginer une matière, de la rêver que de lui imposer.
Pour la version en espace non dédié et extérieur, nous avons décidé avec Milène de ne pas utiliser la fausse terre. Pour nous, elle crée son effet d’étrangeté quand elle est confrontée au plateau d’un théâtre. Elle crée une contradiction qui nous amène dans un imaginaire. L’impact de cette matière en extérieur ne sera que minimisé.
Nous avons donc créé une autre forme autonome en retravaillant au tour de notre base de tapis blanc mais en utilisant les avantages d’un espace non dédié : une mise en espace total.
Un dispositif bi-frontal crée l’opposition entre deux camps, de chaque côté de se no man’s land, une autre limite invisible. Le sol blanc, venant se détacher des surfaces des différents lieux de jeu, est légèrement désaxé dans son rapport scène/salle. quelque chose cloche dans tout ça, on incite à décaler son point de vue et ne pas rester dans une idée reçue, dans un cadre culturellement imposé.

 

Chorégraphie : Milène Duhameau

Regard extérieur : Stéphanie Jardin

Musique : Romain Serre

Avec : Ayoub KERKAL, Marino VANNA, Romain VEYSSERE

Création lumière : Lise Poyol

Scénographie : Clément Dubois

Photos et vidéos : Fanny Reuillard

 

TEASER – No MAN’S Land :

TEASER – No MAN’S Land (version espaces non dédiés) :

 

Coproductions La Comédie / Scène Nationale de Clermont-Ferrand | La Coloc’ de la Culture – Scène conventionnée régionale de Cournon-d’Auvergne |Le Caméléon – Ville de Pont du Château

Accueils en résidence de création La Diode – pôle chorégraphique de la Ville de Clermont-Ferrand | Studio Dyptik à Saint-Etienne | Le Caméléon -Ville de Pont-du-Château | CCN2 – Centre Chorégraphique National de Grenoble (prêt de studio)
La cour des 3 coquins / Scène Vivante – Clermont Ferrand | La Coloc’ de la Culture – Scène conventionnée régionale de Cournon-d’Auvergne

Aides à la création Fonds SACD pour la Musique de scène et SPEDIDAM SACD Auteur d’espaces

 

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